Mercredi 18 octobre 2006
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Les croyances étaient un moyen d'unification de l'Empire, les Incas avaient officialisé leurs propres mythes, acceptant par contre les dieux des peuples conquis. Toutefois, ils ont toujours demandé à ces peuples d'adopter le Soleil comme divinité suprême.
On ne peut reconstruire avec certitude de nombreux éléments de la religion ancienne, à cause de l'intolérance religieuse des conquistadores espagnols. Le Soleil était-il la principale divinité indigène? Nous citerons le Manuscrit de Huarochiri du XVIIème siècle, qui constitue peut-être la source de recherches la plus importante concernant la religion ancienne : "On dit que quand les Incas se trouvaient sur les hautes terres, sur le Titicaca, ils adoraient le Soleil (...). Mais quand ils se trouvaient sur les terres basses, ils adoraient Pachakamaq (...). Ils adoraient seulement ces deux huacas par dessus toutes les autres, les enrichissant et les embellisant avec des offrandes en or et en argent."
Dans le mnuscrit Huarochiri, l'Inca apparaît demandant de l'aide à différents dieux pour vaincre ses ennemis. Pachakamaq est jusqu'à nos jours incarné dans le Christ des Tremblements de Terre, la divinité qui a le pouvoir de calmer les mouvements telluriques, figure chrétienne la plus vénérée dans le Cuzco actuel.
En plus du Soleil et de Pachakamaq, on adorait la Foudre, l'Arc-en-Ciel, la Lune, soeur et épouse d'Inti, les Etoiles. D'autres divinités furent les sommets des montagnes ou Apus, dieux tutélaires, dont le culte se trouve actuellement associé à celui de Pachamama, source de vie et de fécondité. A ces huacas aussi on pouvait offrir des vies.
Actuellement, on fait le rituel du despacho ou pago, qui est une offrande aux Apus ou à la Pachamama, ce qui probablement s'est aussi fait anciennement.
Par Noun's et Vins'
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Publié dans : un peu de culture
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Pour comprendre le système social des Incas, il faut avoir présent à l'esprit que pour compenser une économie sans monnaie ni marché ni commerce, il y eut en échange un régime de réciprocité totale entre la population et les différentes couches sociales, qui a engendré une énergie que l'on utilisait pour engendrer la production, destinée à alimenter une redistribution de produits incroyablement généralisée.
La forme du mariage varait suivant la classe sociale à laquelle on appartenait. Les nobles avaient une épouse principale et plusieurs concubines, alors que les gens du peuple étaient monogames. Se marier était une obligation sociale et pour les célibataires réticents, il existait tous les trois ans, des mariages collectifs.
En parcourant l'Empire inca, les Espagnols se sont émerveillés devant l'infrastructure des chemins, des ponts, des greniers communaux, des auberges et du système de postes. Il existait des voies dans tout l'Empire, sur des milliers de kilomètres. Les endroits les plus pentus étaient vaincus à l'aide de rampes et d'escaliers, on recouvrait les marécages de pierres et de sable, dans le désert côtier on plaçait des signaux, dans les zones pluvieuses des systèmes de drainage, et des équipes pour les entretenir.
Par Noun's et Vins'
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